UFC Que Choisir de Mont de Marsan

Crèmes solaires visage : Plus d’un tiers des produits analysés insuffisamment protecteurs !

Les résultats inquiétants d’un test en laboratoire exclusif sur 13 crèmes solaires visage étiquetées SPF 50 ou 50+ révèlent qu’un tiers de ces produits n’assure pas le niveau de protection affiché.

Au vu de la forte proportion d’étiquetages potentiellement trompeurs, l’UFC-Que Choisir met en demeure les fabricants de rendre leurs produits conformes aux indices affichés ou à défaut de les retirer, et se réserve la possibilité d’engager toute action utile en justice.

Suite sur notre communiqué de presse 

Source : Lauren NELSON

24 avril 2024

Mon espace santé : bientôt de nouvelles fonctionnalités pour le carnet numérique

Mon espace santé est un service numérique personnel et sécurisé, proposé par l’Assurance maladie et le ministère de la Santé. De nouvelles fonctionnalités doivent prochainement faire leur apparition au sein de ce carnet de santé en ligne mis en place il y a un peu plus de 2 ans.

Inauguré officiellement le 3 février 2022, Mon espace santé a pour objectif de vous permettre de stocker et d’accéder rapidement à toutes vos informations médicales grâce à une plateforme en ligne sécurisée. Un agenda santé doit bientôt y être proposé. Il vous permettra notamment :

  • de suivre l’historique de vos rendez-vous médicaux, pour mieux vous organiser et ne pas oublier de programmer les prochains ;
  • de recevoir, si nécessaire, une alerte pour vous rappeler les dates clés liées au programme de dépistage organisé, à la vaccination…

Il est, par ailleurs, prévu qu’il puisse prochainement vous être transmis des messages de prévention personnalisés en fonction des différentes informations disponibles sur votre compte Mon espace santé.

Actuellement, vous avez déjà accès sur cette plateforme à :

  • votre profil médical, que vous pouvez remplir afin de décrire votre situation (traitements en cours, antécédents médicaux…) ;
  • votre dossier médical partagé, avec des documents ajoutés par vous-même ou envoyés par un professionnel ou un établissement de santé ;
  • une messagerie sécurisée de santé afin de dialoguer avec des professionnels de santé en toute confidentialité (le secret médical est respecté).

Sur le site, un espace vous permet également de transmettre vos ordonnances à la pharmacie de votre choix afin que vos médicaments soient préparés et déjà prêts lorsque vous venez les récupérer.

À noter : le 29 février 2024, soit 2 ans après la mise en application de Mon espace santé, plus de 11 millions de personnes (environ 16 % de la population) avaient activé leur compte ; 450 000 l’ont fait en janvier 2024. Chaque semaine, plus de 300 000 personnes se connectent à leur compte.

Rappel : lors de votre première connexion à Mon espace santé, vous devez utiliser un code confidentiel qui vous a été transmis par l’Assurance maladie et qui est valable 6 semaines à partir de la date d’envoi. Si vous avez perdu ce code ou qu’il est à présent périmé, vous pouvez en demander un nouveau lors de la procédure d’activation de votre compte. Par la suite, vous pouvez à tout moment clôturer votre compte Mon espace santé.

Publié le 08 mars 2024 – Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)

22 avril 2024

Garantie des vices-cachés

Lors de l’acquisition d’un véhicule, d’un bien immobilier ou quelconque il peut arriver qu’un vice caché soit découvert.

Indécelable au moment de la transaction un vice caché peut rendre le bien ou le produit inutilisable.

La garantie légale des vices cachés bénéficie à l’acheteur quel que soit le vendeur (professionnel ou particulier), quel que soit le bien (neuf ou d’occasion) contrairement à la garantie légale de conformité régi par le code de la consommation qui ne s’applique qu’aux achats neufs auprès d’un professionnel.

Le code civil fixe 3 conditions pour obtenir la réparation d’un vice caché :

  • que le défaut soit non apparent, existant au moment de l’achat
  • rende le bien inutilisable ou réduit fortement son usage
  • mais surtout l’acheteur doit apporter la preuve que ces trois conditions sont réunies généralement avec l’aide d’un expert. En cas de désaccord seule une expertise contradictoire a valeur de preuve. Les pannes fréquentes d’un produit signalées sur un forum ainsi que les rappels des constructeurs ne constituent pas automatiquement un vice caché.

Quel est le délai pour constater le vice caché

Le délai pour entreprendre les démarches pour vice caché est de 2 ans à compter de sa découverte.

Cette condition restrictive a été levée suite à des arrêts de la Cour de Cassation pris en date du 21 juillet 2023 qui ont porté la durée de garantie à 20 ans. Il faut noter toutefois que pour un bien acheté il y a 20 ans il sera très difficile d’apporter la preuve que le défaut était déjà présent avant la vente.

Quelles sont les étapes de la procédure pour vice caché

La 1ère étape, dès la découverte du vice caché consiste à faire expertiser le bien avec l’aide éventuelle de votre protection juridique et à déterminer le montant des réparations nécessaires.

La 2ème étape consiste pour l’acheteur à adresser une mise en demeure au vendeur pour lui signaler le vice caché et demander sa réparation ou l’annulation de la vente.

La 3ème étape est la réponse positive ou négative du vendeur à la demande de l’acheteur.

La 4ème étape est la saisie du tribunal par l’acheteur en cas de réponse négative du vendeur après avoir solliciter le conciliateur de justice si le montant du litige est inférieur à 5000euros.

Le règlement à l’amiable est toujours à privilégier en cas de vice caché en raison des coûts et des délais.

Ainsi par exemple pour un vice caché » concernant un véhicule le coût de l’expertise varie de 300 à 1000 euros, pour un bien immobilier de 1000 à 2000 euros auxquels s’ajouteront les frais de la procédure judiciaires dont la durée peut aller jusqu’à 24 mois hors appel.

 

15 avril 2024

Défaillances système AdBlue : Des informations sur nos actions au niveau national et européen

Pour rappel, fin 2022, l’UFC Que Choisir a lancé un appel à témoignages pour connaître l’étendue des litiges liés à l’AdBlue au niveau national.

En juillet 2023 après avoir reçu plusieurs milliers de témoignages de propriétaires concernés par ces défaillances, la fédération UFC Que Choisir a alors saisi la DGCCRF et alerté la commission européenne car les litiges n’étaient pas seulement nationaux.

Ces instances ont été sollicitées :
– pour faire le nécessaire afin de remédier aux défaillances auprès des constructeurs,
– pour obtenir une réparation gratuite ou une compensation pour les véhicules qui avaient déjà fait l’objet d’une réparation.

Au mois d’octobre dernier, l’association de consommateurs italienne a conclu un accord avec les constructeurs pour indemniser les propriétaires des véhicules atteints par ce vice.
L’UFC Que Choisir s’efforce depuis plusieurs mois de rechercher toutes les possibilités pour que les consommateurs soient indemnisés notamment en actionnant tous les moyens susceptibles de couvrir les faits décrits (non-conformité du dispositif aux normes environnementales).

Les particularités de ce dossier ne nous permettent pas d’envisager une action collective. Plusieurs marques et modèles sont concernés, kilométrages et âge des véhicules non homogènes.
Face au manque de réaction des autorités, les constructeurs ont été directement mis en demeure pour leur demander de se saisir des litiges français et de procéder à la réparation des véhicules, à tout le moins pour tenter d’obtenir le même niveau de dédommagement que celui accordé aux italiens.

A ce jour, nous n’avons reçu officiellement aucune réponse de la part des constructeurs automobiles.

La DGCCRF vient de répondre : elle indique que le problème est suivi par ses services et que le dossier fait l’objet d’une instruction au niveau européen. Elle fait également savoir que les investigations du service de conformité des véhicules n’ont pas permis de relever une quelconque non-conformité réglementaire.

La DGCCRF reste dans l’attente des mesures qui doivent être décidées au niveau européen et procédera éventuellement à des sanctions.
Au niveau européen, le BEUC nous a demandé de recenser les témoignages des propriétaires des véhicules concernés avec des données précises pour envisager une action européenne.

L’UFC Que Choisir a pu récupérer plus de 1500 témoignages complets. Nous espérons que nos homologues auront également pu obtenir de nombreux témoignages pour démontrer l’ampleur des problèmes et qu’une solution soit trouvée pour tous les consommateurs.

Une réunion doit se tenir courant avril à Bruxelles pour déterminer les actions potentiellement envisageables si les litiges sont massifs.

11 avril 2024